Ma femme sauvage



Ma femme sauvage Souvent ma femme sauvage se sent enfermée. Elle crie liberté, Elle rêve de liberté . Prisonnière dans son bocal urbain, Elle rêve de grand espace, de plonger dans la rivière , de contempler les étoiles, De rouler dans la mousse, De sentir l'herbe mouillée, De sentir le feu.

Son coeur cherche à fuir tous ces tumultes humains. Et veut reconquérir sa forêt, ses arbres, sa grotte.

Elle veut marcher pied nu. Danser comme l'air, Tourner sans s'arrêter, Jouer avec les flaques, Ramasser des pommes de pins, des feuilles d'automne, des brindilles, des cailloux , des plumes léguer par le vent.

Elle étouffe.

Son être ne peut plus respirer, Ne peut plus voyager, imaginer. Elle regarde le grand ciel gris comme échappatoire, en message d'espoir des esprits. Elle regarde de sa petite maisonnée, les quelques arbres qui lui font la révérence. Elle voit les oiseaux migrateurs passés, Elle voit. Elle écoute tout à l'intérieur sa petite voix qui a envie de crier à la lune, Sortez moi de l' aquarium ! Elle entend son tambour, son coeur qui bat dans ses veines. Tout n'a plus d' importance !

Ma femme sauvage, ma femme animal, ma femme louve. Elle n'est pas ici dans cette ville. Elle est là, en haut dans la colline, à chanter, à créer , à regarder en haut les hommes d'en bas qui amassent Elle ne possède rien, elle possède déjà tout dans le creux de sa main

Texte pour la Revue Rêve de femmes

Yaël Catherinet-Buk Le chant des arbres www.yaelchandesarbres.com

#sauvagitude


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